Joint Programme Factsheet
Tools for » Programme Conjoint de Lutte contre l’Impunité, d’Appui aux Victimes de Violences Basées sur le Genre, et d’Autonomisation des Femmes à l’Est de la République démocratique du Congo
In Focus

Fund Dates

Start Date: March 2013

End Date: February 2018

Joint Programme Main Documents

       Document de Programme Conjoint (French)

       Memorandum of Understanding (MOU)

Joint Programme Reports

About

Après plus d'une décennie de conflit, la République Démocratique du Congo (RDC) a initié une lente transition vers le rétablissement de la paix et de la sécurité. Particulièrement touchées par les conflits successifs depuis 1996, les provinces de l'Est jouissent actuellement d’une relative stabilité due à l’action du  Gouvernement et du  programme de stabilisation et de reconstruction (STAREC), mis en œuvre par les autorités congolaises avec le soutien de la communauté internationale. Au plan économique et social, la crise a plongé le pays dans une récession économique. De nombreux secteurs d’activités connaissent un recul important de leurs activités (BTP, industrie, tourisme, transport aérien, commerce, services financiers). Ces difficultés se manifestent aussi par des licenciements de nombreux travailleurs dans ces secteurs.

Les violences sexuelles commises pendant ces conflits ont été amplement documentées. Bien que le recours au viol ait été décrit comme une véritable stratégie de guerre, les violences sexuelles et basées sur le genre sont aujourd’hui perpétrées aussi bien par les militaires que par la population civile en raison du climat d’impunité qui couvre les auteurs et du silence qui caractérise certaines victimes. Le viol et les autres violences basées sur le genre font désormais partie de la triste réalité de femmes et d’hommes à l’Est du Congo.

Cette violence comprend des actes qui infligent une souffrance physique, mentale et sexuelle, des menaces proférées relatives à ces souffrances, la contrainte, et les privations de liberté. En outre, les violences basées sur le genre peuvent comprendre les violences sexuelles, conjugales, les abus psychologiques, le trafic humain, la prostitution forcée, le harcèlement sexuel, et les pratiques traditionnelles néfastes (comme par exemple la mutilation génitale féminine, les mariages forcés, ou le lévirat).

En plus de la situation peu favorable pour les femmes en général, les conséquences socio-économiques pour les victimes de violences sexuelles sont importantes. 1 femme sur 3 victime de violences sexuelles est répudiée par son mari, et 1 sur 15 n’est plus acceptée par la communauté. Le stigma d’être victime des violences sexuelles est souvent perçu aussi grave que l’acte lui-même et les victimes se trouvent souvent dans une situation d’isolation sociale. Certains groupes de femmes sont notamment vulnérables, comme des femmes avec des enfants nés de viol, celles victimes de viol en groupe, celles avec des fistules, conséquences de viol, et celles positives au VIH. Les femmes abandonnées, mais surtout celles rejetées par leur communauté, ont des difficultés sérieuses pour leur survie. Dans la grande majorité des cas, elles n’ont pas accès à des moyens de subsistance et elles sont obligées de trouver d’autres méthodes de survie, telle que la prostitution.

Les conflits des dernières décennies ont eu aussi un impact sur les familles et les communautés. Les femmes et les jeunes ont été forcés d’assumer le rôle de chef de ménage, ce qui engendre chez certains hommes des sentiments de frustration et de colère, comme ils se sentent dépourvu de leur pouvoir. Au niveau de la communauté, la cohésion sociale est fragilisée à cause de déplacements, de la destruction de la fabrique sociale, du manque de confiance généralisée, l’accentuation de problèmes identitaires et des traumas de la guerre.

Les activités menées en termes de prévention et de réponse aux victimes de violences sexuelles demeurent insuffisantes et inégalement réparties entre les zones rurales et urbaines. Les milieux ruraux où sont perpétrés le plus grand nombre d’actes de viols sont peu ou pas du tout couverts par les moyens de prise en charge tandis que la plupart des structures d’accompagnement psychosocial et de prise en charge sont implantées en milieu urbain.

Ainsi, les causes et les conséquences de la violence basée sur le sexe et le genre étant multiples, la prévention et la prise en charge se doivent d’être pluridisciplinaires et adaptées au contexte local. Les VBSG représentent un problème endémique en RDC, qui doit faire l’objet d’approches programmatiques novatrices. Ces violations touchent aux causes profondes de la violence faite aux femmes comme les inégalités structurelles entre les hommes et les femmes, les questions de pouvoir, de contrôle et de discrimination sexiste.

Les objectifs proposés à travers ce programme conjoint tendent à promouvoir la femme, socialement, économiquement et politiquement, pour influer sur les relations hommes-femmes au sein de la société congolaise.

Objectif principal du Programme:

  • Contribuer à réduire durablement la prévalence des violences sexuelles en RDC

Objectifs spécifiques :

  •  Lutter contre l’impunité et renforcer l’accès à la justice pour les victimes de violences sexuelles;
  • Contribuer au changement des comportements en faveur de la prévention des violences sexuelles dans une approche genre par le développement et la mise en œuvre d’une stratégie de communication;
  • Assurer la prise en charge médicale et l’accompagnement psychologique des victimes des violences sexuelles et certains membres de leurs familles directement affectés (au cas par cas) ;
  • Réinsérer socio économiquement les victimes de VBSG et autonomiser les femmes au sein de leurs communautés ;
  • Renforcer les capacités des mécanismes de coordination concernant les violences sexuelles.

Pilotage du programme

 Afin d’assurer une appropriation nationale des objectifs, résultats et activités, et de fournir des directives stratégiques et opérationnelles au programme conjoint, un Comité de Pilotage sera mis en place. Ses membres se réuniront une fois  par an en session ordinaire qui consistera à :

  • passer en revue le plan de travail annuel conjoint et les résultats accomplis ;
  • décider des ajustements et/ou modifications nécessaires du plan de travail annuel conjoint ;
  • assurer la résolution de problèmes qui pourraient entraver la bonne exécution du programme ;
  • stimuler le développement de partenariats institutionnels avec d’autres institutions étatiques ;
  • valider les rapports annuels narratif et financier afin de garantir un contrôle qualité final.

 Le Comité de Pilotage comprendra le  Représentant Résident / Coordinateur Résident/DSRSG, les représentants /directeurs des différentes agences partenaires (PNUD, UNESCO, FNUAP, BCNUDH), le Chef de la coopération Canadienne (ou son représentant), principal  Bailleur, un représentant par Ministères clés (Justice et  Droits Humains, Genre et Famille, Santé).

 Agent Administratif

Le Bureau du Fonds d'Affectation Multi-Partenaires (MPTF Office) du PNUD est chargé d’agir en tant qu’Agent Administratif pour le Programme Conjoint, en accord avec ses règles financières et de gestion. Un Memorandum d’Accord (MoU) est signé avec chaque agence exécutive des Nations Unies, et l’Arrangement Administratif Standard (SAA) conclu avec le(s) bailleur(s) de fonds.

Recent Documents

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Key Figures
Funding Status
Participating Organizations are required to submit final year-end expenditures by April 30 in the following year; Interim expenditure figures are submitted on a voluntary basis and therefore current year figures are not final until the year-end expenditures have been submitted.
Total as of
Values in US$
View as Excel Print friendly format
Funds with Administrative Agent
Contributions from Donors 15,350,129  
Interest and Investment Income (from Fund) + 31,773  
Interest (from Participating Organizations) + 0  
Total source of funds   15,381,902
Transferred to Participating Organizations 15,224,554  
Refunds from Participating Organizations - 0  
Administrative Agent Fee + 153,501  
Direct Cost + 0  
Bank Charges + 585  
Total use of funds   - 15,378,640
Balance with Administrative Agent   3,262
As a percentage of deposits   0.0%
Funds with Participating Organizations
Transfers to Participation Organizations 15,224,554  
Total resources   15,224,554
Participating Organizations' Expenditure 13,061,762  
Refunds from Participating Organizations + 0  
Total expenses   - 13,061,762
Balance with Participating Organizations   2,162,792
As a percentage of transfers   14.2%
Total Balance of Funds   2,166,054
As a percentage of deposits   14.1%
Delivery Analysis
Report by
All amounts in US$
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Contributions
to All amounts in US$ Excel Print
Projects
to
Report by All amounts in US$ Excel Print
Contacts

For Programmatic Issues

Programme des Nations Unies pour le développement en République démocratique du Congo (RDC)

       Ms Nelly GRIECO, Partenariats et Mobilisation de Ressources, Telephone: +243 (0)81 944 9201; E-mail: nelly.grieco@undp.org

 

For Fund Administrative Agent Issues

Multi-Partner Trust Fund Office (MPTF Office), Bureau of Management, United Nations Development Programme; Fax: +1 212 906 6990;

       Ms. Jennifer Topping, Executive Coordinator; E-mail: jennifer.topping@undp.org

       Ms. Mitsy Jean-Louis, Fund Focal Point; Email: mitsy.jean-louis@undp.org

       Ms Louise Moretta, Chief of Finance, Telephone: +1 212 906 5667; E-mail:louise.moretta@undp.org

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